jeudi, novembre 09, 2006

TRIP TO THE STARS


Voyage vers les étoiles. Nicholas Christopher. Le livre est sorti en France sans véritable écho, ce qui est bien dommage. Une imagination débordante, mais canalisée, une langue plaisante - et bordel que c'est vivant. L'auteur se permet tout - sans jamais perdre le fil - de l'illusion à l'arachnéologie en passant par l'astronomie, la philosophie, les langues mortes, l'informatique, les fils narratifs qui s'entrecroisent comme par magie, etc....le croisement improbable de Richard Powers (sans la maitrise) et de Neil Gaiman.
Rendons hommage au passage à l'éditeur, Galaade (http://www.galaade.com), qui semble décidé à faire des choses bien (Greil Marcus, Steve Milhauser,Gore Vidal, pour ne citer qu'eux) mais qui a encore des progrès à faire sur les couvertures de leurs bouquins près desquelles celles des PUF ressemblent à du Crumb. (Raison pour laquelle c'est l'américaine que vous avez là, puisque je ne peux me résoudre à bouleverser l'équilibre esthétique de ce blog avec ce morne parpaing).

New York, 1965. Le petit Loren, qui visite le planétarium avec sa tante par adoption Alma, est kidnappé par son grand-oncle Samax. Tel est le point de départ de ce récit baroque, où l’on suit les destins parallèles de Loren, devenu Enzo, et d’Alma, devenue Mala. Enzo grandit dans le monde fascinant de l’hôtel Canopus auprès de Samax et des clients les plus singuliers de l’établissement. Il s’initie à l’amour et découvre peu à peu les secrets de son passé. Quant à Mala, taraudée par la culpabilité, elle part sur les routes, s’arrêtant au gré de rencontres hors du commun. L’un et l’autre se croiseront sans cesse et se retrouveront sans doute, dans un monde où le hasard est aboli et où les vies s’emboîtent, de coïncidences en destinées, au fil de ce récit qui fait la part belle aux mythes et au thème de la mémoire.

« Un roman aussi vaste qu’inventif, une immense galerie de personnages et une intrigue très élaborée […] Le descendant américain des Mille et Une Nuits : profondément jubilatoire, érudit et habile. »
— The New York Times Book Review

« Autant poète que romancier, Nicholas Christopher est un auteur incroyablement doué. »
— The Washington Post

« Ce roman-labyrinthe, où figurent des enfants illégitimes et de grands magnats qui s’entre-déchirent, est animé par une quête permanente de la beauté […] Christopher nous offre une vision baroque et fascinante de l’hédonisme – le rêve américain devenu fou. »
— The New Yorker

« Les deux histoires parallèles qui traversent ce roman tournent autour du thème de la perte et de la quête – des gens, des occasions, du savoir, des cultures – pour ne plus former qu’un récit aussi enlevé qu’haletant. »
— Publishers Weekly

« Un régal de narration, qui nous rappelle les conteurs classiques, les mythes homériques, les frères Grimm, Dickens […] La merveilleuse inventivité de Nicholas Christopher nourrit ce récit de bout en bout. »
— Leonard Michaels

Né à New York en 1951, Nicholas Christopher collabore régulièrement au New Yorker depuis 1975, après des études de lettres à Harvard.
Il est l’auteur de quatre romans (The Soloist en 1986, Veronica en 1996, A Trip to the Stars en 2000 et Franklin Flyer en 2002) et de nombreux recueils de poèmes, ainsi que d’un essai sur le film policier américain, paru en 1997. Il vit aujourd’hui à New York, où il enseigne l’écriture littéraire à l’université de Columbia. Galaade Éditions publiera également Franklin Flyer.

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