jeudi, novembre 02, 2006

L.C


L.C, Susan Daitch. Nouveau descendant du Pale Fire. 1968 : Willa Rehnfield présente et traduit le journal de Lucienne Crozier, une jeune femme prise dans la tourmente de la révolution de 1848 (et d’une passion amoureuse pour Delacroix). Quelques années plus tard, Jane Amme, radicale en cavale suite à la révolte des sixties et exécuteur testamentaire de Rehnfield, s’identifie peu à peu à Lucienne Crozier, allant jusqu’à retoucher – jusqu’ou ?- la traduction du journal.
Superbe travail sur l’histoire – et sur les mouvements des femmes durant les Révolutions Françaises, largement négligés par les historiens (Le Club de l’Emancipation, le Club des Femmes, etc…), ce petit chef-d’œuvre inconnu de Susan Daitch vise l'histoire et son interprétation, joue avec les textes et les niveaux de lectures de façon magistrale, nous brosse un portrait fabuleux de la Révolution de 1848 (L'année du Manifeste du Parti Communiste et des Hauts de Hurlevent) et nous offre une ode à la féminité et aux rôles des femmes dans les évolutions historiques et sociales absolument passionnante. Espérons que l’endorsement de Rushdie suffira à chatouiller le flair d’un éditeur. (Francophile jusqu’au bout des ongles, Susan Daitch reste fidèle à l’interprétation de l’histoire, elle travaille depuis la parution de L.C à un roman autour de la reconstruction par Méliès de l’Affaire Dreyfus)

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